
Composition photoshop.

Composition photoshop.

Composition photoshop.
J'ai mal aux mots
Des bleus aux mots
Eloignez-vous c'est peut-être contagieux
Des mots qui font des bleus
Il faut s'en protéger un peu mieux
Faites attention et couvrez-vous
Mes mots sont malins et coulent de source
Comme s'ils avaient une cible à leur trousse
Ils s'installent et s'infectent là où ça fait mal
Et plus ça parle et plus ça vous tiraille
J'ai mal aux mots
Des bleus aux mots
Eloignez-vous c'est peut-être contagieux
Des mots qui font des bleus
Il faut s'en protéger un peu mieux
De toute façon c'est moi qui part
Mes mots ne font pas la guerre qu'au hasard
S'ils vous ont choisi parmi d'autres
C'est peut-être aussi de votre faute
Mais bien qu'aimant l'usage des mots
Je ne veux pas continuer à vous contaminer de mes mots
Sur vos joues je ne veux pas dérouler le tapis des larmes
A votre âme je ne veux plus présenter les armes
J'ai mal aux mots
Des bleus aux mots
Eloignez-vous c'est peut-être contagieux
Des mots qui font des bleus
Il faut s'en protéger un peu mieux
Je pars avant que glissent et rebondissent mes assauts
verbaux
Je pars et j'emmène avec moi tous mes maux
Vous aurez bientôt oublié que je vous ai fait mal
Vous ne penserez jamais que vous m'avez blessé
Vous penserez que c'était peut-être pour me défouler
Que j'ai combattu avec tant de hargne
Il ne vous viendra jamais à l'esprit
Que j'ai pris pour habitude lorsque j'ai mal
De sortir les armes pour éviter les larmes
De sortir les armes pour surmonter les drames.
Tous droits réservés par Ingrid Barbier

Composition photoshop d'après une photo de moi.
Mon "moi" et moi
J'ai peur, j'ai froid
Je pleure d'effroi
Joue contre joue
Avec mon "moi"
Je ne sais pas
Ce qu'il deviendra
Mon "moi" et moi
On ne veut pas rester là
Avec mon "moi"
Face à face
Devant le miroir
Je le glace
Puis à la grimace
Je laisse place
Je brise la glace
Pour l'aimer un peu
Je sors le drapeau blanc
Pour le voir mieux
A cache-cache
On joue mon "moi" et moi
De sa petite voix il me dit :
"Qui va là ?"
Je lui répond :
"Eh bien c'est moi"
Il me taquine par un :
"Je sais c'est moi. Tu n'as donc pas fini de parler avec toi
?"
Mon "moi" je ne le connais pas bien
Et je ne lui veux pas que du bien
Il m'arrive même de l'agresser :
"Je te hais !"
Mon "moi" et moi on s'engueule parfois
Il voudrait que je quitte cet effroi
Qui me fait pleurer de temps en temps
Qui me glace le sang trop souvent
J'ai peur, j'ai froid
Je pleure d'effroi
Joue contre joue
Avec mon "moi"
Je ne sais pas
Ce qu'il deviendra
Mon "moi" et moi
On ne veut pas rester là
Un jour peut-être
Mon "moi" et moi on se réconciliera
Je l'aimerais et il m'apprendra sur moi
Il me dira ce que j'ai toujours voulu entendre
Non pas pour être gentil ou même tendre
Il me dira sans ménagement
Il me dira...
Qui je suis vraiment.
Tous droits réservés par Ingrid Barbier

Sereine est aussi le titre d'un conte que je suis en train d'écrire.
On te prénomma Sereine
Et pourtant tu ne l'es pas
Mais quand j'y pense je me rappelle
Que tu le fus autrefois
Ce prénom n'était pas choisi d'avance
Mais il fut vite une évidence
A peine arrivée parmi nous
Tu nous fis un sourire doux
Apaisantes étaient tes nuits
Rayonnante était ta vie
Sans soucis et sans ennuis
Ton premier mot fut ami
Aujourd'hui tu as changé
Tu te caches, tu ne veux plus
Etre la fille qu'on a connu
Trop de souffrances, tu n'en peux plus
Sereine était ton prénom
Ta nature et ton don
Il est devenu un fardeau
Tu veux le quitter pour de bon
Autrefois on t'appelait Sereine
Aujourd'hui on te surnomme Soeur Haine
Avec un H bien tranchant
La haine comme simple calmant
La vie fut rapidement ton ennemi
Tu fis la connaissance de la jalousie
Les autres ne supportaient pas ton sourire
Comme s'il était une maladie
Tu aurais préféré être ignorée
Mais ils ont choisi de te malmener
Entre coups et violence mentale
Tu as fini par croire que tu étais le mal
Aujourd'hui lorsqu'on t'approche
Tu cris toute ta haine
Tu ne veux plus être Sereine
Tu as choisi de faire la peine
Sereine était ton prénom
Ta nature et ton don
Il est devenu un fardeau
Tu veux le quitter pour de bon
Et quand le naturel revient
Tu le chasses à coup d'insultes
Envers toi la douce Sereine
Pour ne pas que tu reviennes
Ceux qui te connaissent vraiment
Vivent maintenant un grand tourment
Ils attendent que tu reviennes
Les bercer par tes "je t'aime"
Quand le soir tu es seule
Que la lune te console
Tu laisses alors échapper
Des larmes de sincérité
Aussi angélique soit-elle
Une personne peut devenir Haine
Il suffit pour cela
Que l'on lui coupe les ailes
Sereine était ton prénom
Ta nature et ton don
Il est devenu un fardeau
Tu veux le quitter pour de bon
Tous droits réservés par Ingrid Barbier
